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Harriet Löwenhjelm et le français comme effet désiré. Pérégrinismes français dans L’art d’aimer et ses suites (Konsten att älska och dess följder, 1913) Cover

Harriet Löwenhjelm et le français comme effet désiré. Pérégrinismes français dans L’art d’aimer et ses suites (Konsten att älska och dess följder, 1913)

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Open Access
|Oct 2022

Abstract

The French loanwords at the heart of Swedish poetry are part of a long tradition of exotic hybridization which, from Bellman to Frostenson, pays homage to the academic french language, and to its capacity, real or supposed, to express the passions, often erotic. The artifice of « pérégrinisme » is also conceived as an intentional literary device, “a question of desired effect” (Bernard Dupriez), aiming to give the text a “foreign” or even “strange” air. Our purpose will be therefore be to question ourselves on the profound motives of the «in French in the text» that Harriet Löwenhjelm (1887–1918) used in L’art d’aimer and its sequels (Konsten att älska och dess följder), in 1913–1914. Beyond the clumsiness, what is so pleasant about them that they never fall into the dead ends of cosmopolitan pedantry or into those of risky jargon? What roles do they play in the arrangement of verses and stanzas on the readers able to interpret them ? And, apart from the Löwenjhelm case, what do they tell us about the nature of cultural relations between Sweden and the continent during the Belle Époque ?

 

Résumé

Les pérégrinismes français au cœur de la poésie suédoise s’inscrivent dans une longue tradition d’hybridation exotique qui, de Bellman à Frostenson, rend hommage à la langue française académique, et à sa capacité, réelle ou supposée, d’exprimer les passions, souvent érotiques. L’artifice du pérégrinisme se conçoit aussi comme un procédé littéraire intentionnel : « une question d’effet désiré » (Bernard Dupriez), visant à donner au texte un air « étranger », voire « étrange ». Notre propos sera de nous interroger donc sur les profonds mobiles des « en français dans le texte » qu’Harriet Löwenhjelm (1887–1918) a utilisés dans L’art d’aimer et ses suites (Konsten att älska och dess följder), en 1913–1914. Qu’ont-ils, au-delà des maladresses, de si plaisant pour ne jamais tomber ni dans les impasses du pédantisme cosmopolite, ni dans celles du jargon hasardeux ? Quels rôles jouent-ils dans l’agencement des vers et des strophes sur les lecteurs capables de les interpréter. Et, outre le cas Löwenhjelm, que nous disent-ils sur la nature des relations culturelles entre la Suède et le continent, au temps de la Belle Époque ?

 

Mots-clefs : Excellence ; élégance française ; influence de la langue française ; emprunt ; pérégrinisme ; Löwenhjelm ; poésie suédoise

DOI: https://doi.org/10.16993/rnef.73 | Journal eISSN: 2003-0401
Language: English
Page range: 81 - 90
Submitted on: Feb 27, 2022
Accepted on: Sep 17, 2022
Published on: Oct 6, 2022
Published by: Stockholm University Press
In partnership with: Paradigm Publishing Services

© 2022 Roger Marmus, published by Stockholm University Press
This work is licensed under the Creative Commons Attribution 4.0 License.